À propos
« Ne pas craindre de n’être aimé de tous afin de mieux servir la Vérité de
l’Art… La solitude comme plus fidèle aimante »
Je ne peux faire autrement, j’ai pourtant bien essayé depuis toutes ces années, d’échapper à l’emprise de peindre ! Mais, je perdais mon âme, et docteur Faust m’attendait au détour du chemin…
Alors pour retrouver mon Âme, la Raison de ma venue ici bas, j’ai définitivement remplacé mes doigts par l’épée de Lumière… Les Pinceaux !!!
A l’âge de 17 ans, je prends l’œuvre de Vincent Van Gogh en pleine face !…Quelques cours aux
beaux Arts, et je me lance dans l’ivresse de peindre. « La couleur, dessiner dans la couleur ! » s’exclamait Paul Cézanne.
Expérimenter à chaque nouvelle toile. Tenter de me surprendre moi-même à chaque fois pour garder la fraicheur et la vitalité expressive.
La Vie, ma Vie, mon véritable Moi ne peut exister qu’ainsi…
Merci Vincent d’Arles.
Mon postulat de la peinture
Bien-sur, l’émotion doit etre le centre de l’Idée, la source de l’Art. Léonard de Vinci dans son traité de la peinture (le seul qui n’est jamais été écrit par aucun autre peintre), l’affirme :
la technique n’est que l’outil qui ne doit servir l’Art, donc, l’ Emotion…
Cette annonce claironnée d’ un air de cavalerie (!) semble péremptoire et définitive ; il n’en n’est rien ! Il était indispensable d’insister sur l’origine vitale de l’Art, cette incoercible Emotion, sans laquelle, toute manifestation artistique est vaine ; une gangue vide de cristal…
La mode, les tendances des faiseurs et défaiseurs d’art, ne devraient jamais se meler d’Art. Celui – ci est affaire de Tous et de Coeur. « Si une découverte meurt avec son découvreur, ne la retenez pas ! » (Léonard de Vinci)
Alors nous y sommes ; les voix sont multiples ; j’en choisis une depuis des années ; sera t elle la seule, et la dernière, je ne me le souhaite pas ! Mais je vais tenter de l’expliquer, de la rendre lisible. Oui, l’Art ne peut etre qu’affaire de subjectivité, réduite au « j’aime, j’aime pas ! ». L’Art est née de la tete des hommes et adressée aux hommes ; un Monde parallèle ou oblique au monde réel, mais toujours au – dessus du sol. Une échappée idéale dans laquelle nous projetons nos tabous et autres interdits. La respiration salvatrice…
Ma proposition picturale illustre cette singularité essentielle et vitale pour quiconque souhaite lacher prise. Une Hypnose en quelques sortes.
Revisiter les formes connues, les lumières naturelles, les angles de vues, abolir les perspectives si nécessaire. Enfin, donner les couleurs idoines aux scènes peintes ; non celles de la réalité, que tout le monde connait, mais bien celles du Monde des sensations…
Le jeux chromatique utilisé respecte les lois des couleurs complémentaires pour accentuer les effets de plénitude optique. les dégradés d’une couleur (plusieurs bleus par exemple, mélangés entre eux ou atténués de blanc) sont eux utilisés pour exprimer la sérénité optique. Les glacis (superposition de plusieurs couches extrèmement diluées de peinture), donnent un aspect évanescent des teintes, obtenu par la réfraction-réflection de la lumière traversant ces couches de peinture.
La disposition des motifs (les sujets qui composent l’oeuvre) est effectuée selon les lois de la géométrie (symétries centrales, axiales, section du nombre d’Or, etc). j’insiste que ces moyens techniques ne sont qu’au services de l’Emotion, et jamais le but ; lequel serait vain et pédant, vous en conviendrez. Toutefois, ils sont indispensables pour générer au mieux les sensations que votre serviteur tente de faire passer. Pour le peintre qui se respecte, le support sur lequel il s’adonne, est limité à deux dimensions. Or, l’Emotion, la sensation, pour opérer dans cette situation doit jouer des outils de l’illusion, de suggestion, et autres artifices pour atteindre le but recherché. les lois optiques, géométriques, les réactions des couleurs entre elles en sont les outils.
« Il n’est de hasard que dans les choses que nous ne connaissons pas encore… » Mais sauve est l’Emotion…
Merci.
